Des parlementaires militent pour que le visage de la nouvelle Marianne soit celui de Simone Veil, décédée en 2017.

Simone Weil va-t-elle prêter ses traits à la nouvelle Marianne ? Quelques jours après des actes de vandalisme antisémites sur deux de ses portraits à Paris, le symbole serait fort ! L’idée a en tout cas été proposée ce mardi par un groupe d’élus appartenant au parti Agir, composé d’anciens membres des Républicains qui ont depuis rejoint le camp d’Emmanuel Macron.

Des parlementaires proposent que le visage de Simone Veil soit celui de la nouvelle Marianne. Crédit photo : capture d'écran Twitter

Dans un courrier adressé au chef de l’État, Fabienne Keller - vice-présidente de cette formation politique - demande ainsi que le visage de l’ancienne ministre de la Santé (1974-1979 puis de nouveau entre 1993 et 1995) incarne la figure républicaine par excellence.

« Un visage rassembleur et un symbole riche de sens pour unir les Français »

« Nous vous proposons de donner à Marianne les traits de Simone Veil qui est l'incarnation de la France et de la République, de leurs valeurs, de leurs combats, de leurs défis, de leur ancrage européen », écrit ainsi celle qui est également sénatrice du Bas-Rhin.

« Après Catherine Deneuve, Brigitte Bardot, Laëtitia Casta… cela aurait une vraie signification de donner à notre incarnation nationale le visage de l'une de ses plus grands et illustres serviteur et défenseur. Un visage rassembleur et un symbole riche de sens pour unir les Français », conclu l’intéressée dans sa missive.

Cette requête intervient alors que deux portraits de Simone Veil - peints sur des boites aux lettres de la mairie du XIIIe arrondissement de la capitale lors de sa panthéonisation en juillet 2018 - ont été tagués avec des croix gammées la week-end dernier.

Cet acte antisémite et cette référence au nazisme n’ont rien d’anodin quand on sait que Simone Veil (née Jacob) est une rescapée de la Shoah.

Arrêtée en mars 1944 à l'âge de 16 ans puis déportée en avril de la même année vers le tristement célèbre camp d'extermination nazi d'Auschwitz-Birkenau (Pologne), en compagnie de sa mère Yvonne et de sa soeur aînée Madeleine, elle y restera jusqu'à son transfert au camp de Bergen Belsen en janvier 1945.

Elle en reviendra saine et sauve en mai 1945, tout comme sa soeur Madeleine. Sa mère, mais aussi son père André et son frère Jean - tous deux déportés en Lituanie -, n’auront pas cette chance et mourront en déportation. Son autre soeur Denise, également déportée à Ravensbrück pour des faits de résistance en 1944, survivra elle-aussi.

Décédée le 30 juin 2017, sa dépouille - ainsi que celle de son mari Antoine Veil - a été transférée en juillet 2018 au Panthéon, où elle repose désormais.

À lire aussi

Comments

Leave a Reply