Quelques jours après les marches pour le climat, de nombreuses personnalités, dont Fabrice Nicolino en tête de file, lancent un appel contre les pesticides qui paraîtra demain dans l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo.

Le projet est simple : demander l'interdiction des centaines de pesticides autorisés en France. Crédits : Shutterstock/defotoberg

« Nous voulons des Coquelicots » est un mouvement initié par Fabrice Nicolino, un des rescapés de la tuerie de Charlie Hebdo. Cet appel se veut pacifique et aimerait élever les consciences contre les pesticides. « Ce n’est ni l’appel de Charlie, ni le mien. C’est l’appel lancé par des humains à d’autres humains » affirme M. Nicolino au Monde.

S’élevant contre tous les pesticides, le chroniqueur est devenu une véritable figure de proue rassemblant de nombreuses personnalités : « le texte est signé par cent personnes qui ne sont pas particulièrement connues ou médiatiques, mais qui sont le reflet de la société française ».

Parmi ces personnes d’horizons différents on y trouve, l’animateur Laurent Baffie, la chanteuse Emily Loizeau, le président de l’association Alerte des médecins sur les pesticides ou même Marc Stenger, l’évêque de Troyes. Comme le précise Le Monde, c’est peut-être la première fois qu’un prélat de l’Église catholique s’associe à un texte publié par Charlie Hebdo.

Greenpeace, la Fondation Good Planet de Yann Arthus-Bertrand, la fédération d’associations France Nature Environnement ont validé le texte du chroniqueur.

Un texte bref pour élever les consciences

« Ce n’est pas un nouvel appel à destination de la galaxie écolo. Il doit pouvoir être signé par toute personne qui ne veut pas vivre dans un monde où les gens sont de plus en plus malades, dans un monde sans oiseaux, sans insectes, sans coquelicots… » résume M. Nicolino.

« Nous ne reconnaissons plus notre pays  ; la nature y est des papillons en vingt ans  ; les abeilles et les pollinisateurs meurent par milliards. Les grenouilles et les sauterelles sont comme évanouies  ; les fleurs sauvages deviennent rares. Ce monde qui s’efface est le nôtre et chaque couleur qui succombe, chaque lumière qui s’éteint est une douleur définitive. Rendez-nous nos coquelicots ! Rendez-nous la beauté du monde  ! » exige le texte.

La revendication est simple  : les signataires demandent l’interdiction des centaines de pesticides chimiques et/ou des produits phytosanitaires tel que le glyphosate.

Un mouvement national

Alors qu’un site Internet est en préparation, les premiers adhérents aimeraient que ce mouvement perdure plusieurs mois en rassemblant près de cinq millions de signatures dans un délai imparti de deux ans.

Capture d'écran : Nous voulons des Coquelicots

Pourtant le mouvement semblait avoir pris un coup dans l’aile avec la démission de l’écologiste Nicolas Hulot du ministère de la Transition écologique et solidaire. Pour Fabrice Nicolino, cette démission est sûrement bénéfique comme l'a-t-il affirmé au Parisien « Il a remis en lumière une idée simple  ; la société doit s’exprimer. Ou alors il faut s’habituer à vivre dans un monde où il n’y a plus de vivant  ! ».

Dans le livre co-écrit « Nous voulons des Coquelicots » avec François Veillerette, le défenseur de l’environnement, les deux hommes appellent à ce soulèvement populaire.

Dans cette tribune, vous pourrez trouver une étude sur des mèches de cheveux réalisée sur des collaborateurs de l’hebdomadaire sur d’éventuelles traces de « phytos ».

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