Dans un article publié ce jeudi par le New York Times, une immigrée clandestine affirme travailler depuis cinq ans dans l'un des golfs appartenant au président américain.

Victorina Morales, 45 ans, a décidé de solliciter le New York Times pour témoigner en réaction aux propos du président américain envers les migrants, notamment ceux venus d’Amérique latine. Cette travailleuse d’origine Guatémaltèque réalise plusieurs tâches ménagères, durant les séjours réguliers du chef d’État américain.

« Nous sommes fatigués de la manière dont Donald Trump parle de nous »

Arrivée illégalement aux États-Unis en 1999, Victorina Morales est entrée au service de la résidence après avoir présenté de faux papiers lors de son entretien d’embauche. Lors de cet entretien, elle assure avoir dit que ses papiers étaient faux, ce qui ne l’a pas empêchée de décrocher un emploi.

Une immigrée clandestine travaille pour Donald Trump. Crédit : Michael Candelori / Shutterstock

Face aux propos de l’ancien promoteur immobilier qui compare les immigrants d'Amérique latine à des criminels violents, et aux propos racistes d’un supérieur, cette femme de chambre a décidé de témoigner à visage découvert. « Nous sommes fatigués des abus, des insultes, de la manière dont Donald Trump parle de nous alors qu’il sait que nous l’aidons à gagner de l’argent », a déclaré Victorina Morales au New York Times. « Nous nous mettons en quatre pour satisfaire tous ces besoins et nous devons supporter qu’il nous humilie ».

Payée 13 dollars de l’heure, cette femme a déjà fait à plusieurs reprises le ménage dans la villa que possède le président américain dans la résidence.

La femme de ménage s’attend à perdre son emploi

En raison du soutien exceptionnel qu’elle a fourni lors des visites de M. Trump, Mme Morales a reçu en juillet un certificat de l’Agence de la communication de la Maison-Blanche portant son nom. La femme de ménage explique avoir été traitée par le président américain de manière respectable. Elle le décrit comme exigeant mais poli et susceptible de donner de généreux pourboires.

Une porte-parole de la Trump Organization, a réagi à cet article mettant en garde la femme de ménage, « si un employé a produit de faux documents pour contourner la loi, il sera immédiatement licencié ».

Victorina Morales a expliqué qu’elle s’attendait à perdre son emploi dès la publication de l’article.

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